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Comment régler un surpresseur ?

Publié le : 06/01/2023 15:52:26
Catégories : Surpresseur

Le groupe de surpression, aussi appelé surpresseur ou groupe hydrophore permet d’augmenter la pression de l’eau mais aussi de réguler votre consommation d’eau et de pomper les eaux de pluie de vos récupérateurs. Un surpresseur est un système composé d’une pompe, d’un réservoir à vessie ou diaphragme ou un variateur de vitesse ainsi que d’un pressostat.

Le réglage de votre surpresseur doit être réalisé à l’installation puis de façon périodique. Vous devez régler la pression de l’air de la cuve et la plage de surpression d’eau disponible en sortie du réservoir. Régler votre surpresseur vous permet d’éviter des démarrages intempestifs de la pompe et ainsi prolonger sa durée de vie.

La pression maximale de votre pompe

Dans un premier temps, il faut que vous connaissiez la pression maximale que la pompe peut supporter, en effet si vous voulez régler sur 6 bars alors que votre pompe monte à 3 bars maximum cela ne fonctionnera pas. Pour connaître la pression maximale de votre pompe, il suffit de regarder sur la plaque de cette dernière, en sachant que 1 bar de pression = 10 mètres de hauteur.

Si la hauteur max (noté H max sur la pompe) est de 45 mètres votre pompe est donc à 4,5 bars. Si elle est de 22 mètres de hauteur elle n’ira donc pas au-delà de 2,2 bars. Cette information peut être directement indiquée en bars soit en mètres comme ceci : H max 45 m.

Lorsque vous connaissez la pression maximale que peut atteindre votre pompe, vous pouvez procéder au réglage de la pression de démarrage aussi appelée pression d'enclenchement et la pression d’arrêt aussi appelée pression de déclenchement. Cela s’effectue au niveau du pressostat.

La plage de fonctionnement du pressostat 

Certains pressostats ont des plages de démarrage et d’arrêt plus importantes que d’autres.

Selon vos besoins et notamment si vous possédez une installation domestique ou industrielle, vous devrez choisir le réglage le plus adapté. Le pressostat se règle grâce à la plus grosse vis de réglage qui va vous permettre d’arrêter la pompe à la pression maximale que vous souhaitez.

Pour le réglage de votre pressostat aussi appelé contacteur manométrique ou manomètre, vous aurez besoin d’un tournevis plat ainsi que d’un tournevis cruciforme. Enlevez le cache de protection du pressostat pour accéder aux vis de réglage. 

 

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Image des vis de réglage d’un pressostat

 

Le gros ressort avec la vis numéro 1 va permettre de régler la pression haute. Le petit ressort avec la vis numéro 2 va permettre de régler le delta entre la pression minimale et maximale. 

Pour régler la pression haute :

Faites deux tours dans le sens des aiguilles d’une montre sur le gros ressort. Afin de vous assurer que les réglages vous conviennent, pour chaque modification effectuée, remettez la pompe en marche et contrôlez le point de déclenchement. Sous chaque ressort vous retrouverez un + et un - qui vous donne le sens de rotation de la vis. 

Pour régler le delta entre la pression minimale et maximale :

Cette vis va vous permettre de régler le delta entre la pression minimale et la maximale. 

Cela se règle rapidement, il vous suffit de tourner la petite vis. Comme pour le réglage de la pression haute, vous devez faire un ou plusieurs tours dans le sens des aiguilles d’une montre afin d’augmenter le delta. Si vous souhaitez le diminuer, il faudra tourner la vis dans le sens inverse.

Si le delta entre la pression haute et basse, est trop faible ou à l'inverse trop élevé, les démarrages seront trop répétés car le volume d'eau utile ne sera pas optimisé. L'idéal est d'avoir un delta de 1,5 ou 2 bars. Pour une utilisation domestique, il est souvent conseillé de se régler entre 2 et 3,5 bars ou bien entre 1 et 4 bars. Avec ces réglages, le fonctionnement du surpresseur est optimal et vous évitez les risques d’usure prématurée.

Découvrez tous nos surpresseurs ici

Pourquoi j'ai mon surpresseur qui se déclenche tout le temps ?

Un surpresseur qui démarre et s'arrête sans arrêt ou qui fonctionne par à-coups est souvent le symptôme d’un déséquilibre dans votre installation. Plusieurs causes peuvent expliquer ce comportement, et la bonne nouvelle, c’est que la plupart sont faciles à identifier et à corriger. Voici les principales pistes à explorer pour retrouver un fonctionnement normal et fiable de votre surpresseur.

1. La vessie du réservoir est percée

Le réservoir à vessie est conçu pour stocker un certain volume d’eau sous pression grâce à une membrane souple. Si cette vessie est percée, l’eau remplit l’ensemble du réservoir, supprimant l'effet tampon du matelas d’air. Résultat : la pompe s’active à chaque demande, même faible.

Comment vérifier ? En appuyant sur la valve de gonflage, de l’eau peut sortir si la vessie est percée. Dans ce cas, il faudra la remplacer.

Tutoriel : Comment effectuer le remplacement d'une vessie ?

2. Le matelas d’air est mal réglé

Dans un réservoir à vessie ou à air libre, un mauvais réglage de la pression d’air peut entraîner des démarrages trop fréquents du surpresseur. Si la pression de gonflage est trop basse par rapport à la pression de démarrage du pressostat, le volume utile d’eau stocké est trop faible.

On recommande en général de gonfler la vessie à 0,2 bar en dessous de la pression de démarrage du pressostat. Par exemple, si votre surpresseur se déclenche à 2 bars, la vessie doit être à 1,8 bar à vide.

Tutoriel : Comment vérifier et régler le matelas d'air de votre réservoir à vessie ?

3. Le réservoir est trop petit

Un réservoir sous-dimensionné pour la consommation réelle peut engendrer de nombreux cycles marche/arrêt. Cela arrive souvent lorsque plusieurs points de puisage (robinets, WC, arrosage, etc.) sont utilisés simultanément ou de façon fréquente.

Dans ce cas, il peut être utile d’installer un réservoir plus grand, ou un second réservoir en série pour augmenter la capacité de stockage d’eau sous pression.

4. Le clapet anti-retour est défectueux

Un clapet anti-retour empêche l’eau de repartir vers la source lorsque la pompe est arrêtée. Si ce clapet est usé, mal monté ou encrassé, la pression chute dans le réseau dès l’arrêt du surpresseur, ce qui déclenche automatiquement un redémarrage.

Un test simple consiste à surveiller la pression à l'arrêt de la pompe : si elle baisse rapidement, il est probable que le clapet laisse passer l’eau en sens inverse.

5. Il y a une fuite sur le réseau

Une fuite invisible ou mal localisée dans le réseau de distribution (canalisation percée, robinet qui goutte, chasse d’eau défectueuse…) peut vider lentement le réservoir et relancer la pompe régulièrement.

Le conseil de notre expert : « Pour détecter une fuite, fermez tous les points de puisage, puis observez le manomètre : s’il chute sans utilisation d’eau, une fuite est présente sur votre réseau. »

6. Le pressostat est défectueux ou mal réglé

Le pressostat est chargé d'enclencher ou d’arrêter la pompe en fonction de la pression du réseau. Un appareil usé, encrassé ou mal réglé peut provoquer des démarrages intempestifs ou empêcher l’arrêt normal du surpresseur.

Vérifiez son état et ses connexions, et n'hésitez pas à le remplacer si nécessaire.

Tutoriel : Comment régler le pressostat de votre réservoir de surpression ?

7. Le moteur de la pompe surchauffe

Un moteur qui chauffe trop à cause d’un usage intensif ou d’un défaut de ventilation peut mal fonctionner. Cette surchauffe peut perturber les cycles normaux de démarrage/arrêt.

Pensez à nettoyer régulièrement les ailettes de refroidissement et à vérifier la température du moteur pendant l’utilisation.

8. Problème d’étanchéité interne à la pompe

Si les joints internes de la pompe sont usés, l’eau peut s’échapper à l’intérieur du carter, causant des pertes de pression invisibles. Ces microfuites internes forcent la pompe à redémarrer régulièrement.

Un contrôle complet de la pompe par un professionnel peut s’avérer nécessaire dans ce cas.

Comment éviter les démarrages intempestifs à long terme ?

  • Vérifiez régulièrement la pression de la vessie (à vide) et ajustez-la selon la pression de démarrage du pressostat (souvent 0,2 bar en dessous).
  • Faites un contrôle visuel et sonore de l’installation pour repérer les fuites, vibrations anormales ou cycles trop rapides.
  • Nettoyez ou remplacez le clapet anti-retour tous les 2 à 3 ans selon l’usage pour éviter les retours d’eau.
  • Adaptez la capacité du réservoir à votre consommation, surtout si plusieurs points d’eau sont utilisés fréquemment.
  • Contrôlez l’état du pressostat : testez son bon fonctionnement, nettoyez ses bornes, et remplacez-le s’il est défectueux.
  • Inspectez les ailettes de refroidissement du moteur et assurez-vous d’une bonne ventilation pour éviter toute surchauffe.
  • Vérifiez l’étanchéité interne de la pompe : des joints usés peuvent causer des pertes de pression invisibles.

Le conseil de notre expert :

« Un surpresseur qui se déclenche trop souvent s’use plus vite et consomme plus d’énergie. Une vérification simple de la pression de la vessie, un bon réglage du pressostat, mais aussi un contrôle du moteur et du pressostat peuvent suffire à résoudre durablement le problème. »

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